lundi 2 février 2009
De l'intérêt de l'exercice sans équilibre alimentaire
Bon.
Je m'étais fixé un article minimum tous les quinze jours. Juste pour me prouver que le blog n'était pas mort. Je l'ai fait, largement même, pendant une année complète. Ça aurait pu continuer, si ma disponibilité avait été la même.
Elle n'est plus, de nouveaux vecteurs à explorer, une vie de famille bien remplie, et, disons-le, l'ennui survenant avec l'habitude.
Pour autant les lieux ne sont pas désaffectés. Inégalement alimentés dans les temps à venir, certes, mais pas abandonnés.
Ceci dit, le propos du présent n'était justement pas de faire de faux adieux pour une fausse sortie de la vitrine, mais bien de réorienter les égarés vers ma prochaine zone d'activité : la Zone d'expérimentation.
Un blog, prétendant offrir périodiquement des thèmes avec ou sans contrainte, à partir desquels écrire.
Reste du plâtre à dégrossir, le réseau électrique à revoir et divers autres petits travaux pour que le lieu soit convivial et fréquenté, ce sera le propos des jours à venir.
D'ici-là, si vous n'avez rien à faire, ou si vous vous languissez de mon inénarrable phrasé, allez y faire un tour, et pourquoi pas y risquer vos mots.
Et bonne année, bien sûr.
Illustration : The End Of Show, par ariesZG, sur DeviantArt
jeudi 30 octobre 2008
De la vacuité du vide
Vous n'avez rien à dire ? Alors ouvrez un blog ...
Les utilisateurs avertis liront là une subtile critique de ce médium, dont la richesse n'a d'égal que l'insondable profondeur du désintérêt, cette nécessité de suivre le mouvement avant d'en connaître le sens. Avoir un espace, parce que les potes en ont un, parce que les collègues en ont un, parce que - ho my holy fucking god - Madonna en a un (remplacez le nom de la chanteuse par toute célébrité chère à votre coeur ou non, dont le nom vaudra de rendre l'illustration parlante), puis réfléchir à comment le remplir, qu'y mettre ou n'y pas mettre, pour finalement sombrer dans la redite, le trivial, le vain, le contenu informatif nul, bref, le désintérêt.
Puis il y a ceux qui prennent les choses au pied de la lettre.
Démonstrateur ou amuseur, un artiste anonyme ordinaticien, nous expose son désir du neutre à travers une exploration du néant fort démonstrative.
Le blog porte bien son nom, Je n'ai rien à dire, exprime clairement son ambition, et les articles sont à l'avenant.
Florilège ?
Florilège
L'arrogance des gens : #33390
Je n'ai rien à dire sur l'arrogance des gens qui savent ce que je dois dire ou ne pas dire le 13/10/2008 à 11h01
Je me lave : #33119
le 8/10/2008 à 10h50
Voilà je suis propre : #33120
le 8/10/2008 à 11h25
Mon gsm sonne : #32655
le 28/09/2008 à 22h16
Je raccompagne ma copine à la porte : #33487
le 15/10/2008 à 6h43
Je sors dépenser des sous : #33257
le 11/10/2008 à 12h18
J'ai dépensé mes sous ! : #33258
le 11/10/2008 à 12h55
Redondance de la connerie : #32898
Je n'ai rien à dire à propos de la redondance de la connerie sur l'internet le 3/10/2008 à 23h51
Photos de star nue : #32997
Je n'ai rien à dire à propos des photos de star nue le 5/10/2008 à 19h50
Le RSA adopté en Conseil des ministres : #33112
Je
n'ai rien à dire sur le fait que le Conseil des ministres a adopté
mercredi le projet de loi sur la généralisation du Revenu de solidarité
active (RSA), destiné à réduire la pauvreté et à encourager le retour à
l'emploi, a annoncé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel et la
généralisation à compter du 1er juillet 2009 de ce dispositif,
expérimenté pendant plusieurs mois dans 34 départements, "s'inscrit
dans le cadre de l'engagement gouvernemental de réduction d'un tiers de
la pauvreté en cinq ans", explique le communiqué du Conseil le
8/10/2008 à 1h56
Buzz : #33441
Je n'ai rien à dire à propos des buzz le 13/10/2008 à 20h41
Gros nichons : post #31799
Je n'ai rien à dire à propos des gros nichons le 10/09/2008 à 23h37
La mer Méditerranée
Je n'ai rien à
dire à propos de la mer Méditerranée qui est une mer intercontinentale
presque entièrement fermée, située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie
et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres
carrés. Son ouverture vers l'océan Atlantique par le détroit de
Gibraltar est large de seulement 14 kilomètres.
Elle doit son nom
au fait qu'elle est littéralement une mer au milieu des terres , en
latin mare medi terra (selon Isidore de Séville au VIIe siècle).
Durant l'Antiquité, la Méditerranée était une importante voie de
transports maritimes ; permettant l'échange commercial et culturel
entre les peuples émergents de la région - les cultures de la
Mésopotamie, de l'Egypte, sémitiques, persanes, phéniciennes,
carthaginoises, grecques et romaines. L'histoire de la Méditerranée est
importante dans l'origine et le développement de la civilisation
occidentale le 3/09/2008 à 11h40
Le Clézio noble Nobel : #33449
Je
n'ai sereinement rien à dire sur le fait que l'Académie suédoise a
distingué hier, pour la littérature, l'écrivain français JMG Le Clézio.
Ni sur le fait que certains affirment que de l'île Maurice à la
Bretagne, du désert aux mégapoles, son oeuvre romanesque conjuque
mémoire et imagination le 13/10/2008 à 22h14
En route pour de nouvelles aventures : #33499
le 16/10/2008 à 0h52
dimanche 3 août 2008
De la grosseur photographique
Lisez-vous la presse ? Lisez-vous la presse en ligne ? Lisez-vous la presse internationale en ligne ? Ça vous regarde ...
Que vous la lisiez ou non, vous n'êtes pas sans savoir - à défaut faites un effort, imaginez - que la photographie de presse offre une richesse en matière de clichés et de visibilité qu'envierait le moindre artiste exposant.
Hélas, car le monde se refuse à n'être qu'amour et félicité, ces clichés sont rarement exposés dans un format permettant de les apprécier dignement (chapeau à la main et main sur le cœur)(ou comme elles se doivent, c'est selon), et sitôt publiés, sont remisés aux archives, la fonction de la presse voulant qu'ils soient remplacés immédiatement par de nouveaux.
En outre, votre imagination débordante mâtinée d'une touche de réflexion vous aura déjà fait entrevoir que pour une photo publiée, il en est toute une série oubliée par le monde, parce que bon hein, y'a des gens qui se prennent la tête à rédiger une information, c'est pas pour qu'on ne regarde que les photos ...
Est-ce à dire que le Boston Globe, s'est fait cette réflexion ? A dire vrai je n'en sais rien. Ce que je sais en revanche, par le biais des liens, est que son édition en ligne offre au lecteur une sympathique attention, The Big Picture (la grosse image littéralement).
The Big Picture, c'est une série de galeries, par thématiques, incluant la photo qui aura fait l'actualité, mais également celles qui n'auront pas été retenues pour un articles, dans un format que je qualifierais d'assez exceptionnel pour de telles archives accessibles librement.
S'y retrouvent pêle-mêle les démonstrations des forces spéciales chinoises, le tour de France, des ouragans, des observations spatiales, des futurs présidents, des feux de forêts, sous un format blog autorisant les commentaires.
Une magnifique banque d'images de l'actualité, brutes, mise à jour régulièrement depuis trois mois, pour observer un peu le monde, par les paysages, les hommes ou les évènements.
Florilège
Vues de Jupiter : Europa, une lune de Jupiter prise par la sonde Galiléo (Galileo Project, JPL, NASA ; retraité par Ted Stryke)
Le volcan Chaiten, au Chili, est toujours actif : démonstration du phénomène encore non élucidé d’attirance de la foudre au dessus des volcans en éruption (REUTERS/Carlos Gutierrez)
Une tribu non recensée photographiée au Brésil, à la frontière avec le Pérou (REUTERS/Gleison Miranda – FUNA Handout)
Après le tremblement : des mariés dans un séminaire catholique, alors que le tremblement de terre de la province de Sichuan vient d’interrompre leur séance photo, le 12 mai 2008 (AP Photo)
Ethiopie, la crise alimentaire une fois de plus (REUTERS/Radu Sigheti)
Le quotidien à Sadr City en Irak : des enfants sautent et courent alors que les troupes irakiennes de la onzième Brigade viennent distribuer des rations alimentaires, le 20 mai 2008 (ALI YUSSEF/AFP/Getty Images)
Visages du Soudan (REUTERS/Finbarr O’Reilly)
Tout le monde concerné - Combattre la chaleur : une cour dans un quartier de Bagdad, 20 juillet 2008 (ALI YUSSEF/AFP/Getty Images)
De l'eau, de l'eau partout (REUTERS/Rogan Ward)
samedi 10 mai 2008
De la brieveté des expositions
Trois raisons d'apprécier le blog short-exposure :
- La recherche d'univers (photo)graphiques originaux.
- La sobriété élégante des présentations.
- La démarche de partage du beau.
Photos: Dorothy-shoes (photo 1), Matt Stuart (photo 2) et Julia Dunin-Brzezinska (photo 3)
samedi 5 avril 2008
De l'aveu en français d'une certaine faiblesse
Il y a bien longtemps, je publiais une note sur le projet PostSecret. Ce projet est défini comme suit : PostSecretFrance est un projet artistique qui permet à n'importe qui de partager ses secrets en les écrivant sur une carte postale de façon créative et anonyme et de les envoyer par la poste.
Les plus perspicaces auront noté la mention de France accolée à Post Secret. En effet, à l'heure où je postais la première note, n'était - du moins à ma connaissance - disponible qu'une verson anglosaxonne, pour ne pas dire américaine du projet. Et voici que consultant la mise à jour hebdomadaire après une longue absence, je trouve mention des versions françaises, allemandes et espagnoles de ce même projet.
Une copine à l'époque m'avait rétorqué, alors que je lui faisais découvrir le blog, qu'elle ne voyait pas l'intérêt de tout ça. Sans doute l'humanité, par ses peines et ses joies, ses déceptions et ses espoirs ne l'intéressait-elle pas, à plus forte raison en langue anglaise. Peut-être changera-t'elle d'avis en prenant connaissance de cette version - si d'aventure elle tombait sur SourLounge ...
Ne comprenant pas un traître mot d'allemand, je laisse les germanophones découvrir par eux-mêmes la teneur de son contenu. De même, les hispanophones devront se contenter d'une traduction dans la langue de Cervantès du PostSecret original.
Ne reste donc qu'à vous proposer quelques extraits du PostSecret français.
Florilège
samedi 1 mars 2008
De la coordination des photos
Bon. J'avais dans l'idée de piocher quelques belles photos dans zyeuter.com, histoire de remettre une touche de gaieté par ici, par là, un poil de couleur qui jurerait heureusement avec tout ce noir. Manque de bol, j'ai une note qui me taquine depuis un bout de mois, et je suis retombé dessus autant qu'émerveillé par la délicatesse mélancolique.
Je vous ferai grâce de l'apologie ou de l'analyse critique, je ne m'en sens ni la capacité, ni la motivation. Dites-vous juste que ce qui suit me parle de beauté fantomatique, de nuit pluvieuse, de cabinet obscur dans lequel se réfugier. Dites-vous juste qu'il y a matière à découvrir, tant par l'image que par les mots, et que ceci est à la portée de qui veut.
LE BATON POUR SE FAIRE BATTRE
Y avait pas mal de monde à ma naissance , ça faisait plus que 15 ans que ma mère attendait ça.
Elles n’étaient pas toutes là les meilleures avaient donné des mots d’excuses
Mais sur mon berceau se sont penchées les
Ph& romone (ça peut servir)
Ph& riboat (j’aime beaucoup Londres)
Ph& néante et sa cousine Ph& gniante ( elles sont venues à deux et ça se voit)
Ph& minin ( bein oui il a bien fallu choisir un sexe)
Ph& lonne ( elle était pas invitée mais elle venue quand même)
Ph& tarde (elle était invitée et c’est tant mieux)
Ph& morale (pas très efficace)
Ph& C ( aïlleuuu)
Ph& lure (elle a bien œuvré celle là au niveau de mon cortex)
Ph& moi mal et son pote johnny ( pareil même punition)
Ph& licitation ( tu parles !)
Ph& niqué (wé j’vois vois venir mais c’est un ptit additionné d’acide)
Ph& moi tout (nan mais ça va pas nan !)
Ph& attention ( qui a brillé par son absence)
Et d’autres …. Mais ma mémoire ph& blie
Donc le premier qui me traire de ph& calome (merci mr chypor)je lui marave sa race....comme dit angel
ki Ph&kiffer était pas de la noce non plus ( merci croute) et je le déplore
Phédia Mazuc, en un lointain ailleurs et diverses places actives ou défuntes, les curieux trouveront
Et puis je n'ai pas d'album de photos personne pour les feuilleter après moi
Tu comprends ma difficulté avec la mémoire chronologique
la mémoire comme choix d'oublier ou de confondre
pourquoi perdre mon temps à les prendre
pourquoi prendre mon temps à me perdre
Ne pas savoir mettre deux mots à la suite
Du pourquoi j'aime lire prendre perdre peindre
Marécages de pensées
dimanche 26 novembre 2006
De l'érotisme des croquis [ATTENTION NOTE PORNOGRAPHIQUE]
Est-il possible ? Un blog original, par sa forme et son contenu, qui n'est pas en lien chez tous les passants de la place ? Actif à tendance prolifique ? Ah ... Il est érotique aussi ... Tant pis, que les regards chastes se voilent ...
Ainsi donc, le Site de Camille nous propose régulièrement des croquis en couleurs, tanguant entre érotisme inspiré et pornographie débridée, tracés, il va de soi par la main douée de ladite Camille.
A travers de petites scènes agrémentées d'un commentaire, une vision du sexe, de l'acte d'amour, libertine voire "alternative", nous emmène entre transexuels, hommes soumis, petites filles perverses, parties fines, BDSM et autres saphismes.
Le trait léger, parfois brouillon, les corps exultent, l'extase s'installe et les situations explosent, ode à un sexe sans tabous, joyeux, euphorisant, et les exergues ajoutent une touche d'ironie désarmante, désamorçant s'il était besoin, la scène qui se joue en dessous.
Se retrouve dans son trait Creipax peignant Sade ou Pauline Réage (Histoire d'O), se retrouve dans l'ironie des situations le Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation de Pierre Louÿs.
Et puis, entre une scène urophile et une transexuelle au long membre, apparaît un dessin de presse, contre le CPE, contre les intégrismes, toujours abordés sous l'angle érotique et la légèreté s'imprègne d'engagement.
On ressort alors de chez Camille, un sourire léger aux lèvres, une lueur pétillante au coin des yeux, ravi de cet étalage ni vulgaire ni salace. Vous en doutez ?
Florilège
Sévère Camille avait décidé et il fallait se plier à sa volonté.
Monsieur Chose n'en revenait pas de son bonheur. Ce n'était rien à côté du pied que prenait Pipo.
"On ressort toujours trempée de la piscine" pensait Gwen.
"-Félicitations, Anna. Vous avez su séduire ma mère, et Dieu sait qu'elle est difficile. -Oh, monsieur Vandermeersch, si vous saviez ..."
Le petit Chaperon Rouge se disait que, finalement, le pot de beurre aurait son utilité.
Exposition universelle.
Bombe atomique !
"Quelqu'un est en train de me sucer" dit Petit Ours Brun.
J'avais demandé un portable pour Noël il me semble ...
"Sophia, Sophia" soupirait Marie-Antoinette
Sylvia regrettait déjà son parfum "Sauvage".
CPE : Villepin ne retire rien
Une vieille légende hongroise affirme que l'urine de la mariée guérit les varices. Certains disent que c'est une belle connerie.
Garder sa virginité intacte pour la nuit de noce avait été un combat de tous les jours pour Jean-Eudes.
mercredi 22 novembre 2006
Du sang-froid passionné
Vous aurez peut-être compris que mon exploration des blogs tend quelque peu à se restreindre, la nouveauté passée. N'en reste qu'une poignée, consultés régulièrement, et une autre poignée, des références que je fréquente occasionnellement.
Parmi ces dernières, il en est une, de référence, dont le verbe a une sage innnocence, une clairvoyance aveugle, une justesse intime qui ne cesse m'émouvoir, à chaque passage, fut-il quotidien ou non.
ArdentePatience, la dame en blanc, poète de son quotidien, journaliste de son intimité, contant, mêlés, ses déboires et ses fantaisies, parlant au mobilier des rigueurs de la hierarchie, chantant son enfant en mère inspirée, songeant les flots et leur écume, riant du regard d'un passant, rêvant l'amour et la bonté.
Elle fut parmi mes premières découvertes, jouant un rôle notable dans cette accoutumance aux journaux éléctroniques, donnant des ailes à mes pensées par la simplicité de ses réflexions, inspirant la marche des mots, avant que le temps et la réalité ne rappellent chacun dans sa tour.
Et elle écrit toujours, avec la même prolixité, livrant confidences et réflexions au passant surpris ou à l'habitué charmé, et ses mots conservent la même force évocatrice, la même charge émotionnelle, rire ou larmes.
Si vous ne l'avez encore découverte, profitez de cette occasion pour faire un tour en son jardin d'hiver, pour ma part, j'avais envie de parler d'elle.
Florilège
"A 32 ans j’entre dans la vie active comme on dit, je suis imposable et
tous les matins désormais je m’achemine vers la boîte où quelques
heures durant je respire, avec la sourde peur au ventre de ne pas bien
faire mes devoirs.
Est-ce parce que nous sommes au troisième millénaire qu’on ne doit pas se dire bonjour ?"
"Je suis désolée, je ne suis pas d’accord, l’amour ne peut pas faire de mal
gardez vos nuances
vous n’avez pas assez souffert
Si j’ai mal pour
Oh
Si j’ai mal parce
Qu’oh
si j’ai mal de
Par
En
Sous
Là
Sur
C’est parce que pour de par en sous là sûr
Je ne marche pas sur le fil de l’amour
Ne suis pas la musique
N’écoute pas ce qui se dit en moi
Des impasses et j’en passe
Un lambeau d’humain amour sur les mains
Son sang sur la conscience
Je ne veux plus d’idées
Je suis désolée
J’ai grondé Tim pour
Parce qu’oh
De par en sous sur là
Quand il m’a dit « mais qu’est-ce que j’ai fait ? »
Injuste je suis morte
Que je veux bien mourir
Si je ne fais plus pleurer mon enfant"
"Aujourd’hui
N’importe quel fil fera l’affaire …
J’ai
touché le petit lapin, sorti de son terrier, avec la crainte jamais
résorbée apprenais-je que sa mère ne reconnaisse plus son odeur. Avec
la crainte."
"La
boulangère a pris un coup de vieux. Plus ventrue, le cheveux décoloré,
le regard absent. Je ne savais pas quoi lui dire. Faisons comme si de
rien n'était puisque nous irons au ciel brumeux de nos pensées quand
nous reprendrons le train, seules, de la vie urbaine.
L'autre
boulangère aussi — elles sont deux, Isabelle et Eliane — n'est pas en
bon état. Elle est en dépression depuis des dizaines d'années
maintenant. Elle rentre le week-end s'occuper de son papa malade et de
sa maman fatiguée. Non, elle n'est pas mariée, pourquoi vous demandez ?
Puis, lui, le baladin, qui annonce que les poèmes de Thérèse de Lisieux l'écrasent.
La
peine, la solitude d'une âme peuvent vous compresser. Je ne suis ni
toute petite, ni grande, peut-être les dimensions humaines se
bagarrent-elles au fond de moi en esquisses d'étincelles ... cependant,
je remonte à la prochaine station. J'attribue une note mentale aux
désastres que je croise, lance une fusée en direction des misères
atroces jonchant les espaces que nos âmes ont tout le mal à envisager.
On
finirait par dire : 400 000 sonts morts en plein soleil ? Quel
soulagement. Pourvu qu'ils soient bien morts, nous leur dédierons les
nuages, car nous comptons bien les rejoindre, en passant prendre le
pain pour le repas de nos sentiments épars et déchirés."
"Ma
maison tangue, on monte, on baisse la voile, elle se défigure, se
transfigure, se défait, se remonte, se recompose sans cesse, elle se
pèle, s’épelle, ressemble à ma vie, elle flotte au milieu des eaux
berçant la terre, survit par je ne sais quel miracle tant j’œuvre par
défaut à la faire chavirer. J’aimerais me réveiller et épier la
conversation du coffre et du piano, ils ont en vu, tous les deux et
vivent admirablement. Ouais, vous allez rire, j’allais dire, « je les
aime » (« je suis triste » ne devrait pas tarder), je ne les ai pas
nommés, non, pas encore, j’y pense tout juste à Robertin et Monsieur
Klein (le fabricant du piano, en attendant), pauvre coffre, il est bien
plus beau que cela, il va penser que je me moque, évidemment Balthazar
irait bien, mais non, il ne lit pas de magazines, il pense à un saule
pleureur qui regarde la danseuse de l’autre côté de la rive, il ne la
perd pas des yeux, il est infranchissable ce fleuve, si loin le temps
depuis qu’il la désire qu’il s’appelle Enfantin le Coffre aux grands
yeux fins."
samedi 9 septembre 2006
De la connaissance quotidienne
Chose étrange, alors que le tour des blogs ne m'amuse plus guère voici que j'en reviens, comme l'on peut revenir de la SPA accompagné de ce chiot dont on se demande bien ce qu'on va pouvoir en faire dans un deux pièces au quinzième sans ascenseur mais que quand même qui aurait pu résister il avait un tel regard implorant que ne pas y répondre aurait été un crime ...
Donc un blog, tout nouveau tout beau, enfin pas le blog lui-même mais sa découverte, dont la vocation, louable au plus haut point, est de "(ré)apprendre un mot par jour", et la sous-vocation, au moins aussi louable, de "se cultiver avec des mots impossibles à replacer dans une conversation".
Dingue non ? Allez hop,
Florilège
abstrus
bonjour,
le mot du jour est abstrus
du latin abstrudere repousser
didactique : dont la difficulté rebute l'esprit, abscons, obscur
symposium
Bonjour,
On commence l’année avec symposium
n.m. (du grec sumposium, banquet par référence au Banquet de Platon)
Réunion ou congrès de spécialistes, sur un thème scientifique particulier
Cordial
Semaine spéciale « ces mots qui veulent dire plus que ce que l’on croit »
Bonjour,
Le mot du jour est cordial.
Couramment, l’adjectif cordial signifie, tout simplement, qui vient du
cœur, sincère. On parle d’un accueil cordial, de sentiments, de
manières et même d’une entente cordiale.
Mais cet adjectif a un sens plus
littéraire (ou plus vieillot) : qui stimule le fonctionnement du cœur.
Par extension, cordial est un nom masculin qui s’applique à une boisson
alcoolisée et on pourrait même parler, pourquoi pas, d’un massage
cordial (au lieu de cardiaque)…
mercredi 12 juillet 2006
Du quotidien des avenues
Je vous le précisais tantôt, juillet sera consacré à la photographie. Juillet sera également consacré aux notes non publiées précédemment.
Aussi je vous présente ce jour Les gens dans la rue, blog photographique dont le propos explicite est de présenter une photo quotidienne.
Son auteur, Jean-Louis Gendrot, définit lui-même son projet avec justesse :
"Retraité SNCF.... Je prends maintenant le temps de prendre mon temps... et de photographier les gens dans les rues.. Dans ces rues justement, où il existe une multitude de situations à capter... Situations souvent cocasses, drôles, cyniques, inattendues, cruelles.. Il suffit de déclencher.... Oh, il ne faut pas aller bien loin, il suffit de s'asseoir et d'attendre.. L'évènement va se produire inévitablement... C'est la photo qui vient à nous et non pas le contraire... Bien sûr, il faut avoir beaucoup de chance pour avoir sous nos yeux, le p'tit truc qui fait la différence.. Et là, soyons humble et honnête, le talent n'y est pour rien...."
Forts de cette vision des choses, je vous laisse découvrir le résultat par vous-mêmes :
Florilège
[vous noterez que le temps des vacances est venu en France métropolitaine, de sorte que la reprise de ses publications aura lieu début septembre ... ce qui vous laisse le temps de faire le tour des 109 photos déjà en ligne]

















































