Sour Lounge

:::Vivisection à blog ouvert::: ::::::::::::Part2::::::::::::::::

mercredi 22 novembre 2006

Des tapisseries de Pénélope

Que faire lorsqu'après quelques heures de laborieuse rédaction, de pénibles chargements d'images, et d'ennuyeuse mise en page, le fruit de vos efforts s'évapore en une manipulation hasardeuse ?

Certains se prendront la tête à deux mains pour en frapper le bureau, d'autres déchireront leurs vêtements, se couvrant la chevelure de cendres, quelques uns hurleront des imprécations aux dieux électroniques et à leur malveillance, les plus extrémistes se couperont une main, avant de se rendre compte que sans elle ils ne pourront couper la seconde.

Les plus acharnés reprendront à zéro, le coeur baigné d'une lumineuse fierté ne demandant qu'à s'exprimer à travers épreuves et repentances, saints de la note lisant en chaque nouvel écueil un signe à suivre pour le grand accomplissement de leur oeuvre de vitrine ...

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Là, maintenant, tout de suite, j'en suis à faire la corrélation entre impulsion, effort, inspiration, persévérance,  et préfère gloser à vide dans une note stérile plutôt que de saisir la merveilleuse machine à deux mains pour la projeter sauvagement contre un mur dégarni, quitte à en photographier par la suite les reliefs en me disant, tiens, mince, j'aurais pas cassé l'ordinateur que j'aurais publié les photos ...




Des fois ...

Posté par dominus à 14:19 - Lunatismes choisis - Commentaires [4] - Permalien [#]


mercredi 6 septembre 2006

De l'émotion de la tendresse

Imagineriez-vous la tendresse infinie qui parfois me saisit à la lecture de blogs, de forums et autres vecteurs électroniques ?

Songeriez-vous seulement aux larmes qui me viennent de contempler distant ces âmes sises sur la Toile ?



Cette femme, sans doute jeune, que la violence habite, que la violence fait vivre, et qui pourtant voudrait faire taire un peu la rage, l'ensevelir de paix, de douceur et d'amour, et le dit sans chichi, posée, amusée, calme, comme une prière païenne déposée sur l'autel d'électrons anonymes.

Ce jeune homme, presqu'enfant, qui conscient de dépendre un peu trop d'internet, choisit de remiser enfin l'ordinateur, de dire adieu à ceux qu'il rencontra ainsi, pour reprendre le cours de sa lourde solitude, et essayer lui-même de vaincre ses démons, de sourire au réel.

Cette brillante jeune femme, que carence d'affection, révoltes erratiques, aléas malheureux ont fini par mener à une vie décente, un enfant et un couple, et qui malgré sa force, succombe à peu de frais lorsque lui tombent dessus les reproches familiaux, les doutes professionnels, les tragédies des proches, trop sensible, fragile.

Cet homme aux mots frappeurs, aux mots évocateurs, transcrivant par le verbe, le rythme et le sourire, toute la difficulté d'être venu au monde sous d'autres latitudes, réelles ou héritées, dans un si blanc pays où la prostitution précède la réussite.

Cette dame isolée que le rêve fait vivre, contemplant son enfant, privée de liberté de courir la mer, les étoiles et le ciel, la tristesse dans les yeux qu'elle conserve grands ouverts sur la vie qui défile dans le regard des autres, leur trouvant la beauté d'être seulement humain.

Cet homosexuel, étouffé par la haine de n'oser affirmer sa sexualité dans une société où les principes encore, hérités ou construits, dictent les bien-pensants, et qui pourtant parvient, par le biais des échanges, à se sentir normal, reconnu et aimé.

Cette dame aux pensées tortuées, tortueuses, pudique au plus haut point, travestissant de mots complexes et répulsifs toute l'ampleur de ces troubles qu'elle combat acharnée, tombant parfois au sol, le genou écorché, pour mieux se relever et reprendre la lutte.



Cet enfant abusé, devenu homme et père, dont l'humour vitriol égratigne sans vergogne ; cette dame intuitive, attentive et douceur, menant adolescents toujours un peu plus loin, et qui rendue à elle, à sa réalité ne contemple que vide et amours avariées ; ce jeune homme cinéphile, garant d'autorité, en butte à toute la haine que soulève son office, jusqu'au point d'affirmer qu'il est homme, a un coeur ; cette mère par erreur, prisonnière du couple, séduisante par jeu, attirante par besoin.

Tous ces enfants, ces hommes, ces femmes, ces humains, pleurant leur condition pour mieux la surpasser, exposant leur douleur pour tenter l'étouffer, affirmant leur passé pour mieux le conjurer, reniant leur bourreau, fut-il parfois eux-mêmes, si nombreux qu'on ne peut chacun les dénombrer

Par la force de mots simplistes ou compliqués, ils sont la vérité, l'offrent nue sans ambages, au public masqué caché derrière l'écran, et rendent un peu l'espoir qu'on leur offre en retour.

 

 

Pour eux tous à chaque fois que je croise leur chemin, un amour sans limite me saisit à la gorge, me boulverse les sens et me fait rendre grâce d'exister simplement.

 

 

Qu'ils en soient remerciés.

Posté par dominus à 13:16 - Lunatismes choisis - Commentaires [31] - Permalien [#]

mercredi 10 mai 2006

De la conquête de l'or bleu

L'occident consomme l'eau sans scrupule, l'Australie, terre aride, est réputée être la plus grosse dépensière (trouvez le volume par habitant, vous serez estomaqué), et les analystes, anticipant la pénurie de ce précieux liquide, prédisent que les guerres de demain viseront son contrôle comme celles d'aujourd'hui travaillent à celui de l'or noir.

Dans le Courrier international, un article issu du Washington Post parlait de l'Afrique de l'est, où sévit une sécheresse dramatique menaçant l'avenir de millions de personnes, et particulièrement de la Somalie.

Dans ce pays en proie au chaos depuis quinze ans, la guerre de l'eau a commencé, chaque source, chaque puit, chaque forage devenant l'enjeu d'une lutte féroce des milices.

Les convois de ravitaillement sont soumis au pillage ou aux droits de passage exhorbitants, les hommes se battent, les hommes s'abattent pour quelques gorgées, souvent insalubres, et les zones irriguées ne sont plus à l'abri du conflit.

Et les habitants n'ont plus que la prière pour calmer leur soif : Je prie Dieu et j'attends mon salut. Au paradis, je me protègerai du soleil à l'ombre d'un manguier. Je serai grosse. Mes enfants auront de beaux uniformes pour aller à l'école. Ils me liront de jolies histoires. Et surtout ils n'auront pas soif. Nos bouches ne seront jamais sèches. Nous boirons en paix.

arbre_noyes


Ailleurs, en Colombie, dans la prison de Medellin plus précisément, des détenus imprégnés de non-violence tentent d'expliquer à des élèves que le crime ne paie pas.


Espoir, désespoir, le monde avance, le monde recule, et les futurs restent troubles ...





photo : forêt noyée, lac de Yaté, de Marjorie Philibert

Posté par dominus à 22:04 - Lunatismes choisis - Commentaires [13] - Permalien [#]

mercredi 2 novembre 2005

De l'avenir de la jeunesse [ATTENTION NOTE DESAGREABLE]

La réaction de la jeunesse ! C'est ça ! Voilà la définition que je cherchais. Empruntée à Joann Sfarr invité de France Inter.

La réaction de la jeunesse. Comment mieux exprimer ce retour des jeunes à l'ordre moral ou à l'ordre religieux.

N'était-il pas question ces derniers jours de Holy Wins (la Sainteté l'Emporte), en réaction à Halloween (non que j'agrée ou conteste cette fête importée par les confiseurs, elle me parle de monstres et de déguisements, mais ce n'est pas le propos ...). Concerts de rock pieux et prières. Il y a toujours quelque chose qui me chiffonne à l'idée que le rock ne soit pas hérésie et faux prophètes, comme si la levée de boucliers consécutive à son apparition n'évoquait pas la subversion et la perversion, comme si son introduction auprès d'une jeunesse engoncée, justement, n'avait pas contribuée à son émancipation - à l'époque. Là n'est pas le question, au demeurant, pas plus que je ne prétends interdire aux jeunesses catholiques de faire la fête. Ce qui m'affole est que le fait n'est pas celui de vieux bigots ou de notables bien-pensants, mais bien de jeunes, d'individus encore assez frais pour ne pas s'être ancrés dans un mode de pensée définitif.

Positivisme naïf ou optimisme insoupçonné, j'ai toujours eu espoir en l'avenir, convaincu, naïvement convaincu que les enfants changeraient ce monde d'adultes qui tourne si mal. Quand je vois ce que sont devenus les enfants d'hier, et ce que sont ceux d'aujourd'hui, je m'inquiète.

jeunes

Je serais mal placé pour prétendre qu'il faut prendre les armes, s'engager dans la lutte ou militer, le cul sur ma chaise, les doigts sur mon clavier. Et mon discours de vieux con m'agace autant que vous (je vous l'infligerai quand même). Mais réfléchissons, bon dieu ! J'ai parfois l'impression que l'esprit critique s'arrête au choix de la marque de fringue, que la révolte n'est qu'un alibi dérisoire à une provocation de circonstance, que l'imagination se cantonne à son alimentation télévisuelle.

Je ne puis condamner quiconque, faute d'une connaissance exhaustive, je me contente de frémir en songeant que rien ne change, que l'énergie débordante de la jeunesse n'influence plus la société, pardon, ne la fais plus avancer, et je me dis que les prochaines élections présidentielles vont redonner un coup de jeune à l'ordre moral ... Il est déjà en bonne voie.

Alors peut-être que c'est la globalisation qui veut ça, peut-être que le jeune est perçu au choix comme un consommateur ou comme un outil de travail bon marché, peut-être que des militants, des engagés, des rebelles conscients existent et luttent encore, peut-être que la jeunesse a encore des rêves, peut-être que les parents ont eu la négligence de faire élever les mômes par la télé, il n'en reste pas moins vrai que le grand soir n'est pas pour demain, quoi que signifient les émeutes des derniers jours.

A moins que soit moi qui n'ait pas encore su m'extraire de ma crise d'adolescence.

Posté par dominus à 20:31 - Lunatismes choisis - Commentaires [16] - Permalien [#]

mardi 1 novembre 2005

De la beauté du monde

Lu hier le Livre Noir des Journées de Mai, édité en 68. 13 jours de témoignages de la brutalité d'un état rendu à montrer que le peuple ne dirige pas.

Sur les ondes le Ministre de l'Intérieur promet le grand nettoyageet récuse les évidences.

Des Polonaises de Chopin. J'ai beau ressentir des émotions transpirer de ces rythmes, ils m'ennuient, trop policés peut-être.

Petit tour sur les dessins de presse du Courrier International. La grippe aviaire, les roulers d'épaules de la Chine, les manipulations politiques des Etats Unis, l'insolence de l'Iran, le charnier de l'Irak, la gène de la Syrie. Qui nous mangera en premier ?

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Les Quatres Cavaliers de l'Apocalypse, O'Farrell

Dans les insolites, le lobby agroalimentaire tente de faire passer une loi empêchant les procés tels que ceux intentés à McDo au motif que les obèses sont responsables de leur état, des hackers argentins se rejouent la guerre des Malouines en hispanisant des noms de sites sous Google Earth, d'autres censurent les sites pornos de sourates du Coran, et ...

    inattention

"Un homme mort dans un centre commercial de Melbourne est resté pendant une semaine dans sa voiture avant qu’on s’aperçoive de sa présence. Le macchabée avait même écopé d’une contredanse, déposée sur son pare-brise deux jours avant la macabre découverte." (in Melbourne Post)

Pendant ce temps le vice-président américain milite pour l'emploi de la torture, troublé sans doute par les 2000 Gi-Joe mis hors service en deux ans et demi de guerre en Irak.

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Pourtant dehors il fait soleil.

Posté par dominus à 16:26 - Lunatismes choisis - Commentaires [2] - Permalien [#]

jeudi 29 septembre 2005

De la manipulation approximative des notes

Je suis un âne, bâté cela va de soi, je m'en rends compte chaque jour un peu plus ...

Dernière connerie en date : la suppression de la note sur L'Extra-Terrestre, suppression intervenue en lieu et place d'un brouillon dont la disparition devait contribuer à nettoyer ma liste de notes. Il est bien entendu que l'opération est irréversible, ainsi que stipulé dans la pop-up de sécurité. Il est également bien entendu que les pop-up de sécurité, hein, vous savez ce que c'est, on les lit une fois, après c'est toujours pareil, on connaît faire ...

Voilà deux fois cette semaine que je perds un document important par excès de confiance ou manque d'attention. Vous imaginez à quel point tout ceci m'irrite, comme toute bêtise que je ne puis imputer à un autre, à la machine, au net ou que sais-je. Jamais deux sans trois dit le dicton. Je n'exclue pas le cas échéant de me pendre à mon cordon de souris sans fil ...

Tout ça pour dire que si je m'ennuie ce week-end, je tâcherai de reprendre la note assassinée, profitant de l'occasion pour mettre à jour les liens. D'ici-là je ronge mon frein.

Posté par dominus à 12:02 - Lunatismes choisis - Commentaires [4] - Permalien [#]

mardi 20 septembre 2005

De l'extermination des trolls [ATTENTION, NOTE DESAGREABLE]

VOTRE ATTENTION JE VOUS PRIE



Vous l'aurez constaté, d'aimables plaisantins alimentent les commentaires de canulars plus ou moins drôles. La première fois on rigole bien. La seconde on sourit, l'effet running-gag (comique de répétition pour faire snob). La troisième fois, on commence à râler de consulter des commentaires inintéressants et anonymes.

 

A la quatrième fois, je sévis.

 

Et oui, jusqu'à preuve du contraire je suis maître des lieux et je ne suis pas sympathique. Navré de vous décevoir, j'ai rêvé dans mon jeune âge de débuter ma carrière de Maître du Monde comme Dictateur.

 

Notez que je suis réglo ; vous êtes prévenus. Comme je le signalais dans un dernier commentaire, je supprimerai donc sans sommation supplémentaire les com'cons, gratuits, inutiles qui ne m'auront pas (au moins) un peu fait sourire.

 

Ah ! Et je n'ai aucun humour. En plus.

 

N'en soyez pas pour autant plus paranoïaques que moi. Ne sont visés par cette censure revendiquée que les interventions de ce goût.

 

Et estimez-vous heureux, les tirs de sommation vont rarement jusqu'à trois ...

 

Heil !!

Posté par dominus à 16:33 - Lunatismes choisis - Commentaires [13] - Permalien [#]

mercredi 14 septembre 2005

Du mépris affiché face aux récriminations

Tou ceci ne mène à rien. La ligne éditoriale (n'ayons pas peur des mots) manque de cohérence, le ton est aussi précieux qu'ampoulé, et si l'univers des blogs ne cesse de me fasciner, ma prétention d'en traiter d'un ton docte est risible. En gros je me saoûle. Et les dernières tentatives de notes n'ont pas franchi le cap du brouillon.

 

Alors entendre les foules se plaindre du manque d'actualité à tendance à me rendre un peu agressif. La fourniture de ces lignes n'est pas gratuite ; quelle qu'en soit la teneur elle nécessite un investissement minimum.  La mise à jour n'est pas non plus un dû ; j'écris ici par plaisir, envie ou besoin, mais certainement pas pour satisfaire un quelconque lectorat. Enfin, je ne prétends pas donner de nouvelles, je l'ai déjà sous-entendu.

 

Je revendique donc le droit de remplir ces pages à ma guise, sans me tracasser de la fréquentation des lieux (les statistiques me passionneraient sans doute si j'avais la patience de fouiller les paramètres). Que les esprits fâcheux en prennent ombrage, voilà qui les occupera. Les autres patienteront, à tort ou à raison.

 

Dans tous les cas, soyez sûr que je n'en ai pas fini ...

Posté par dominus à 21:51 - Lunatismes choisis - Commentaires [4] - Permalien [#]
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