Sour Lounge

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vendredi 28 juillet 2006

Des vestiges exégètes

Cette nuit Marylin est danseuse orientale
Et ses ailes calligraphes s'étendent sur ses reins
En parures charnelles animées par les feux
Que reflètent, taquins, les amis de la flamme,
Les meilleurs, chante-t'elle, surtout catalyseurs
Des énergies solaires, ces mêmes rayons ardents
Dont Icare se servit afin de mieux chuter.

Demandez le silence, l'instant est religieux,
Et contemplez enfin, spectateurs éthyliques,
Le déclin nauséeux de la star platinée,
En direct ce soir, un revival macabre,
Combustion spontanée et honte sur les joues,
Programme exceptionnel, spectacle démentiel
Que celui de la mort de l'ailée Marylin.

Cette nuit l'éplorée est danseuse funèbre
Et ses ailes calligraphes s'étiolent tristement,
Ornements désuets écrasés sous le feu
Rougeoyant de l'enfer gyrophare et barré
D'un comptoir encombré par les regards voraces,
Par les désirs pervers et les pensées salaces
D'une clientèle avide et de maq potentiels.


2001

Posté par dominus à 14:54 - D'échecs en frustrations - Commentaires [2] - Permalien [#]


dimanche 4 septembre 2005

D'une fugitive rencontre à la lueur des braises

Une chevelure ébène, une peau caramel, des yeux indéchiffrables, une bouche purpurine. Assise auprès du feu, elle contemple les flammes, seule devant notre groupe, sa solitude m'appelle. Je me lève et propose une tournée générale, certain que parmi nous, je serai seul à boire. L'hypothèse vérifiée, je lui pose la question, sachant encore une fois quelle sera la réponse. Elle se lève, nous allons, et je sens dans mon dos le regard amusé de tous mes compagnons.

Patientant dans la file, nous faisons connaissance, elle me dit son prénom, je lui confie le mien. Alors qu'elle se saisit du breuvage écoeurant, j'observe l'élégance de sa sombre vêture. Revenus près des braises, je m'assois à sa droite, mon interlocutrice captive les attentions. Les copines s'interrogent sur cette fille inconnue, les copains sont conquis par son charme discret. Sa voix est une berceuse susurrée à l'oreille, les flammes elles-mêmes l'épargent de leur fumée toxique.

L'heure est enfin venue de poursuivre la route, mes camarades se lèvent, j'invoque un faux prétexte. Je sens la gratitude lorsqu'inquiète de mon sort elle s'assure que mon choix ne me cause aucune gêne. Nous voici enfin seuls, je peux l'interroger ; elle m'accorde sa confiance, jusqu'à la fermeture. Puis je la raccompagne jusqu'à son véhicule, j'ai eu son numéro, elle attend mon appel. Un baiser d'au revoir et je ferme sa porte. Ménageons l'émotion jusqu'à la prochaine fois.

Reste le souvenir d'une situation fantasmée en passant.

Posté par dominus à 01:27 - D'échecs en frustrations - Commentaires [15] - Permalien [#]
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