dimanche 23 décembre 2007
De l'annonce faite à Marie que personne pas même elle n'y croyait ...
Attendu que l'animal en gestation aura fait son arrêt cardiaque dans une indifférence aussi grande que l'ampleur de la panne de 20six, au point que son propriétaire lui-même ne l'aura appris qu'incidemment ;
Attendu que les accès à la toile vorace auront été volontairement restreints à leur portion congrue dans un souci pieux et optimiste de conjurer toute forme d'assuétude avant l'heure ;
Attendu que les présents lieux n'auront cessé leur vocation à être remplis, indépendamment de toute défection aussi conjoncturelle que structurelle ;
Attendu qu'aura succédé à l'errance à gré de toile le cantonnement en comité dans le comité dans le comité, à en préférer l'exhibition à l'exploration ;
Attendu que la matière s'accumule entre des électrons divers et variés, suffisante pour faire taire les médisants comptant plus les heures de silences que les jours d'activité ;
Par ces motifs, annonce la prochaine reprise des activités ci-mitan, retranscription de méfaits commis par ailleurs, voire, si quelque faste évènement venait à alimenter l'inspiration autant que l'envie, la présentation de nouvelles tentatives obscures de se faire entendre de la vacuité échotique transhumant d'un lobe à l'autre.
Bref, les affaires reprennent, cahin-caha ...
Illustration : VACUUM CLEANER, par =Violator 3 sur deviantArt
dimanche 30 juillet 2006
De la meilleure gestion des nouvelles
La consultation des blogs s'est trouvée facilitée par le développement des fils RSS, ces liens dynamiques qui s'actualisent au gré des nouvelles notes. Pour peu que la technologie vous intéresse, peut-ête avez-vous également souscrit à quelque fils d'information, vers tel ou tel quotidien. Il se pourrait de la même manière que vous consultiez la météo, les résultats sportifs ou de la Bourse, les derniers envois sur un forum, ou encore un site de nouveautés internétiques.
Et ceci vous prend des heures tous les matins.
Alors qu'il serait si simple que votre page d'accueil recense toutes ces informations, une page de synthèse par laquelle vous ouvririez votre navigateur à internet, un peu sur le principe des pages personnelles des messageries gratuites.
Ca fait envie ? Alors adoptez Netvibes.
Netvibes vous offre en effet cette page personnelle, totalement paramétrable, sur laquelle vous construirez l'accès à vos sources d'information.
Un regard, un clic
Pour ce faire, outre les nombreux fils présents par défaut, vous aurez le loisir de rajouter les vôtres, les groupant par onglets thématiques (blogs, actualité, multimédia, ou que sais-je), les organisant selon vos préférences de consultation.
La manipulation est simple, intuitive et dynamique, le temps requis ne concernera que l'ajout de vos flux favoris.
Ceci fait, d'un regard vous repérez les informations qui vous intéressent, les dernières mises à jour et d'un clic vous les activez.
Ne vous reste qu'à l'essayer ...
merci à lx pour cette découverte
lundi 30 janvier 2006
De l'implosion des connexions
La controverse du moment sur les blogs
francophones est la migration malheureuse de 20six.fr, la plateforme
déjà décriée en ces lieux avant que j'y prenne d'autres (sic)
quartiers. Cette migration fut crainte, redoutée, appréhendée, le
résultat est affligeant.
Ainsi, toutes les mises en forme
ont-elles disparu, ce qui était certes annoncé, plus ou moins, jusqu'à
que les auteurs prolixes découvrent les décombres dans leur murs. Ainsi
en est-il de Sir Dystic d'Arcy, précédemment évoqué, dont le blog
raffiné dans la forme trahissait un long et minutieux aménagement.
Aujourd'hui, le bandeau proclamant Maison fondée en 2003, s'est vu compléter de la mention détruite et rebâtie en 2006, et les travaux sont encore en cours ...
20six V2.0
Par
ailleurs, toutes les fonctionnalités spécifiques à 20six, telles que
l'ouverture de catégories à des lecteurs spécifiques, les mentions de l'humeur du jour ou du musique écoutée,
la possibilité de gérer l'accès à chaque note, d'en choisir le public,
l'interface de gestion simple, ergonomique, la distribution de bonbons,
la mise en favoris d'autres blogs 20six, le suivi des discussions, et
que sais-je encore, autant de fonctionnalités parfois gadget, parfois
insupportables, parfois bien pratiques, parfois bien conviviales, ont
disparu, jusqu'à preuve du contraire. Ne reste qu'une interface
médiocre, mal pensée et peu pratique, et bien peu de possibilités de
gestion, sans encore évoquer les capacités en cours d'installation.
Il
s'avère donc que là où nous avions un système original, à défaut d'être
entièrement satisfaisant, il ne reste qu'un médium médiocre, très
en-dessous de la plupart des plate-formes concurrentes, ce que bien des
20sixiens ont compris en opérant une seconde migration, toute
personnelle ...
Etat des lieux
Il me semble donc opportun de faire un état des liens concernés par cette malheureuse affaire.
Du Retrait du Monde, annoncé comme clôturé avant la migration risque de rester comme tel, à savoir verrouillé au public. Vous n'y aurez donc même pas le plaisir de lire ou relire archives et commentaires.
Sir Dystic d'Arcy, donc s'est attelé à la lourde tâche de refaçonner ses murs, pour retrouver le velours de son précédent salon, et nul doute qu'il parvienne à reprendre les ourlets, patiemment, obstinément.
b e A r s (& frogs) a repris méticuleusement l'organisation de ses notes, fort lourdes mais encore peu nombreuses, au point que la différence ne soit guère visible.
Comme pour le blog d'Augustin, Les Bonnes Manières avaient annoncé leur retrait, présenté comme temporaire à l'époque, avant la migration, et comme pour le blog d'Augustin, la manifeste défection de l'auteur vous rendra à une page verrouillée.
Mam'zelle R¤uge semble travailler à la réouverture si j'en juge par les nombreux liens apparaissant sur la page d'accueil (oui, les liens aussi ont disparu dans cette migration ...), mais impossible d'en dire plus, les lieux sont encore fermés au public.
Enfin, Pretty Monster's Guns est totalement destructuré, les photos ont disparu, et manifestement la jeune fille a plus à faire à s'occuper d'elle qu'à reprendre la structure de son blog.
[EDIT : la version 20six de Pretty Monster's Guns est morte, définitivement, la demoiselle comme beaucoup a choisi de bâtir un nouveau domaine sur Canalblog. J'en aurais presqu'envie de donner dans la paranoïa conspirationniste en émettant la folle hypothèse selon laquelle la migration échouée de 20six serait en fait une manoeuvre sournoise de Canalblog afin de couler sa concurrente, ce qui réalité ou fantasme, me semble en bonne voie ...]
Grandeurs et décadences ...
dimanche 25 décembre 2005
De la perpétuation des traditions
C'est la période, tout le monde y
passe, dans la joie et l'allégresse, les blogs en tête de peloton, le
principe d'actualité actualisée aidant.
Noël, donc, son cortège
de cadeaux, ses libations obligées, ses icônes dénaturées, et son
omniprésence, quelques soient vos dogmes et convictions. Noël est
partout, sacré lui, et s'il vous est venu à l'idée de vous en
prémunir en vous plongeant dans les électrons, je ne doute pas que vous
ayez été déçu. A croire que le bonhomme Coca-Cola aura étendu son
emprise rougeâtre sur le moindre vecteur de communication,
gratuitement, à la seule bonne volonté de séides innocents ...
We wish you a merry ...
Et les blogs en regorgent. La première inquiétude fut le mail, un illustre inconnu sur le blog duquel vous êtes passé critiquer, de manière vaguement constructive, avant d'en oublier la seule existence, vous envoie un mail personnalisé, avec la bonne dose de smileys festifs, pour vous le souhaiter bon et heureux, à vous, vos proches, vos amis, votre chien, votre voisin, paix et amour sur vos têtes.
Vous aviez déjà été alerté pendant presqu'un mois, par autant de flashs subliminaux, intercalés chaque jour entre deux propos classiques. Le calendrier de l'Avent appelle-t'on ça. Une fenêtre quotidienne, une porte, un renvoi, vers une pensée, une recette, une réflexion, un rituel préalable pour se motiver, allez les p'tits gars, c'est pour bientôt, on y croie, on s'y prépare.
Vient alors ce fatidique 24 décembre, naissance du commercial toutes religions confondues, l'approximative apparition d'un christ n'ayant somme toute guère d'importance. Et c'est le déferlement. Prenez une note, sur quelque blog que ce soit, et quelqu'en soit le contenu, vous y pêcherez invariablement le cri de ralliement de la horde, le Joyeux Noël ! de rigueur, lancé au rédacteur, aux lecteurs aux autres commentateurs, qui répondront de la sorte, membres euphorisés de la même confrérie.
Noël, joyeux Noël, bon baisers ...
Et les rédacteurs de s'y adonner à leur tour, à grand renfort de Père Noël, de chants de Noël, de guirlandes virtuelles et de voeux de bonheur. Le ton peut être enchanté, émerveillé, caustique, ironique, détourné, il est encore et toujours question de voeux de bonheur, d'amour, de félicité et de joie. A ce jour, deux notes ont retenu mon attention avec un plaisir non dissimulé, pour l'angle sous lequel est abordée la question.
Boulet, paranoïaque averti, tient à nous mettre en garde contre les ignominies qui nous guettent en cette date maudite. Les Klaquettes, quant à elles, s'emploient à démystifier le grand barbu en costume rouge, sur la foi d'une dépêche à la teneur alarmante, servie par un photo-montage sinistre.
Et le pire dans tout ça, voyez-vous, c'est que de mémoire d'aigri, il y avait longtemps que je n'avais passé un aussi heureux réveillon. Comme quoi ...
dimanche 11 décembre 2005
De la catégorisation des relations
Les liens, ces raccourcis magiques qui
vous propulsent d'un clic vers d'autres sphères de pensée, d'autres
univers, d'autres rencontres, d'autres émois ...
Vous, bloggers
assermentés et vagabonds de l'électron, savez déjà leur importance dans
le principe communautaire de la blogosphère. Citez-moi un blog actif
qui ne possède quelques liens.
Les cibles
Famille
et amis, commentateurs de la première heure figurent en bonne place.
Ils sont présents, silencieux ou faconds, et font partie du réseau.
Chez eux c'est un bout d'ici, une autre vision.
Les
commentateurs de bonne compagnie, devenus proches par connivences,
viennent ensuite. Il y a échange, on s'apprécie, les idées sont
partagées, on s'exprime autant là-bas qu'ici.
Suit la sphères
d'intérêt, ces blogs qui parlent de soi par d'autres mains. Ils vivent
des choses proches, parlent à l'âme plutôt qu'à la raison. Compagnons
d'infortunes, compères d'une même ivresse, autant de réflexions et de
prolongements.
Arrivent
encore ceux que l'on apprécie, qu'on
visite à l'occasion. Puis simplement ceux qui sont passés, ceux qui on
laissé leur marque, voire ceux qui on mis un lien vers ici. Sans
oublier l'inénarrable "Nous sommes dessinés dans ce blog", genre unique
qui a déjà su dépasser le stade expérimental.
L'agencement
Mais
ce qui me fascine inlassablement, c'est la méticulosité, la poésie, les
circonvolutions de la pensée qui président à la catégorisation de tous
ces liens. Quelques parcelles de conscience supplémentaires à collecter.
Et
souvent les catégories débordantes se singularisent, aux regroupements
de masse succède une identification spécifique, grosses boîtes, petites
boîtes. Y manquerait presque la calligraphie appliquée sur l'étiquette.
Exemples
I n f i n i.
their ones
monde
my old one
Sir Dystic d'Arcy
L'Etoile Absinthe
La Reine des Fourmis
Caustique et Blafarde
L'Opéra de Quat'Sous
Démones et Merveilles
Mademoiselle Soleil
Ultimate Muses
Tristan & Yseult
Out of 26
O-+
O->
néon
∆≈•§
Ils m'ont trouvé par terre
J'ai trouvé ça par terre
Ame Noire-et-Rose
Ceux que j'aime et qui me font fidèle
Ceux que j'aime et qui me font aimante
Ceux que j'aime et qui me font curieuse
Pretty Monster's Guns
Something in my Way
Drugstore
Love Them Tender
Junkies désintoxico-mystifiés
Bouche Cousue
Sutures d'amoniaque
Sutures opiacées
Sutures célestes
Suture quadra dure
Suture d'utilité publique
Sutures entendues
Suture ambiante
Suture d'inutilité publique
Suture effaçable
Sutures poids lourd
Sutures corrosives
Ph&-no
ph&...néante
ph&rry member
ph&...railleur
ph&...tiche
ph&...voir
ph&...voir encore
dimanche 25 septembre 2005
De la prolifération des mondes
Mon infinie suffisance me laissa penser avoir vu un bon panel de la blogosphère. En cherchant à élargir le champs de mes errances, nombre de lacunes me sont apparues.
la limite des liens
Ainsi, que je le veuille ou non, mes explorations n'ont à ce jour guère dépassé la blogosphère-BD, première amour, se cantonnant à un même réseau d'artistes, souvent jeunes, encore plus souvent ados, tous évoluant autour du graphisme traditionnel ou numérique. Je n'en ai pas fait le tour, pourtant je pressens que je pourrais ne jamais sortir de cet ensemble en me contentant d'évoluer de liens en liens.
les blogs de fournisseurs
De même, si je l'ai eu fait avant de courir les blogs, prendre les annuaires de chaque fournisseur, pour passer en revue tous les membres, peut révéler tant sa part de merveilles - nonostant les heures de pagination nécéssaires à accéder au joyau, que sa diversité ...
J'ai arrêté ce genre de consultation après avoir échoué sur Skyblog, haut lieu de la djeunzesse ... Certes il est délicat de présumer d'un contenu, pourtant je ne crois pas me tromper en affirmant qu'il y a là de quoi désespérer.
N'en reste pas moins ques les fournisseurs abondent, donc les annuaires abondent également, avec autant de membres et de communautés à découvrir.
le relai des communautés
Mes vagabondages d'hier sont pour une fois partis des liens vers le commentateur, brillante initiative s'il en est ! J'ai ainsi migré vers de nouvelles sphères par une forme d'osmose où le blog ne serait qu'une membrane.
Me sont alors apparus des réseaux d'hommes politiques, une blogogeoisie parisienne, un défoulatoir provocateur de jeunes prostitués hommes et femmes, une bibliothèque des nouvelles technologies alimentée au jour le jour, et je ne me souviens pas de la moitiè.
J'en conclus que je suis loin d'avoir fini de bloquer sur cet ordinateur, soit pour naviguer, soit pour vous en parler ...
mercredi 31 août 2005
Du façonnement d'un masque raffiné
Il m'a traversé l'esprit de me raconter
en ces lignes comme il m'arrive parfois à demi-mot sur le papier. Une
certaine forme de paranoïa me retient. Je ne suis pas prudent sur le
papier pour étaler l'inavouable sur la place publique. Au temps pour le
voyeurisme.
Car je ne vois pas quelle autre pulsion pousse à
suivre assidûement les notes d'un inconnu même doué, lorsqu'il livre
son quotidien ou ses confessions. La télé-réalité à l'état pur. Le
voyeurisme face au narcissisme, si ce n'est pas une illustration du
mouvement perpétuel. Et les possibilités dépassent allègrement celles
de la télévision : rétroaction permanente et multiplicité des niches
sont les mamelles d'une nouvelle agora.
Parfois je me souviens
qu'il s'agit de vitrines dont le verre finit par cacher au regard
l'essentiel du magasin. Parfois non. A croire que l'empathie de
l'auteur est entièrement dédiée à vous interpeller : vois comme je souffre, entend comme je suis heureux, goûte à ma vie.
J'ignore
si l'indécence entre en ligne de compte, d'un bord ou l'autre. J'ignore
s'il existe une morale à respecter. Il est un peu question de liberté, somme toute.
Pour ma part je choisis de garder ce masque.
mardi 30 août 2005
De la fallacieuse définition du sujet
Je parle de blogs sur un blog, vous
l'aurez compris, c'est le propos. Mais toi, internaute égaré en ces
pages par le biais d'un lien ou d'une recherche inaboutie, sais-tu bien
de quoi il est question ? Oui ? Tu en as de la chance, tu es dispensé
de la lecture du présent verbiage.
Donc un blog, c'est quoi ?
Pour
commencer c'est une contraction, web log en l'occurence, soit un
journal (log) personnel sur la Toile (web). Notons que journal
est ici à entendre au sens de "journal des évènements s'étant produits
sur un système" (in Tout-Savoir.net), à savoir les ouvertures de programmes, l'activation de tâches de fond, les erreurs-système, ou que sais-je.
En clair, c'est une page sur le net organisée chronologiquement. Appelons ça carnet de bord, journal intime, chronique, feuilleton, album de vacances, chaque expression a son équivalent dans ce domaine.
En outre, cette page est dynamique, elle se rafraîchit à chaque accès de sorte que les dernière nouvelles sautent aux yeux.
Houlà, me direz-vous, songeant avec dépit que vos connaissances en navigation égalent les miennes en programmation, j'vais jamais y arriver !
Je vous répondrai, sans vouloir présumer de votre incompétence, que vous vous trompez.
Car un autre avantage notable du blog, est que son développement a vu l'émergence de fournisseurs de pages clé en main, prêtes à l'emploi à peine a t'on choisi son nom de star. Certains sont plus performants, d'autres peuvent avoir une communauté plus grande, les critères de sélection se résumant finalement à 1- est-ce que ça fonctionne efficacement ? 2- quelle sera ma visibilité potentielle?
Le choix étant établi, il ne reste qu'à fournir, et de la matière, et le lien aux connaissances intéressées, pour installer sa tente dans un coin de la Toile.
Nous concluerons sur l'inutilité d'une telle note, si l'on admet que les visiteurs potentiels sont majoritairement des bloggers, actifs ou passifs.
Au moins aurai-je appris quelque chose ...
dimanche 28 août 2005
De l'aisée complexité de la programmation HTML
Ainsi donc ce blog existe, fonctionne et satisfait l'exigent
lectorat dans son accessibilité. Objectif atteint, alors ? Hélas non ...
Certes
le principe élémentaire de gestion d'un journal est en place. Mais
c'est tout. L'interface est d'une sobre laideur qui embarasse mon
propre défaut de goût, tant par la couleur que par l'agencement du
matériel.
CanalBlog, en bon fournisseur de blog, propose dans les
paramètres de gérer toutes ces petites choses aussi simplement qu'un
clic de souris. Le plus basique utilisateur d'internet peut s'en sortir
avec un minimum de patience et de lecture. Merci CanalBlog.
Evidemment,
dans sa grandeur d'âme, le sus-nommé fournisseur ménage l'utilisateur
averti en lui donnant accès au code. De sorte que l'utilisateur averti
peut TOUT changer à sa guise. Joie, bonheur.
A ceci près que cette
possibilité est irreversible, sinon c'est pas drôle. Autrement dit,
lorsque pris d'une flemmingite aigue, l'utilisateur averti décide
d'arrêter les prises de tête sur le code pour revenir à une gestion
standard, il ne peut pas.
Et quand l'utilisateur averti n'est pas si
averti, qu'il tâtonne dans le paramétrage de ce merveilleux outil,
qu'il joue avec tous les boutons innocemment, et crée son blog en
cochant l'option fatidique "utilisateur averti", il ne lui reste plus
qu'à apprendre la programmation de page pour se dépatouiller dans toutes
ses lignes de code absconses.
Vous vous doutez bien que dans mon absolue suffisance, j'ai coché ...
Me voici donc contraint et forcé d'acquérir ces merveilleuses notions de langage HTML que je réservais pour mes vieux jours.
Souhaitez-moi bonne chance ...
vendredi 26 août 2005
De la misanthropie en matière familiale
Mon aimée soeur me posa incidemment la question fatidique : alors t'en
penses quoi de notre blog ?
Aïe. Euh ... Piscine ?
Elle souligna également que je bottais en touche.
Je ne compte pas étaler ici la critique argumentée d'une autre cellule
du réseau, familial présentément. D'ailleurs je l'inquiète pour peu de
chose cette fois, mais chut ...
Non, le sujet de cette glose est bien de l'appréciation générale du
blog. Selon quels critères un blog est-il bien ou pas ? Plus
précisément : qu'est-ce qui fait qu'on y revient ?
L'affect joue un grand rôle, si l'on considère qu'on consulte en
premier lieu les blogs des proches. Des nouvelles des potes expatriés
ou de la famille restée au pays, on en attend toujours sans jamais en
recevoir (c'est vrai qu'il faut commencer par en donner ...). Même le
courrier électronique et les messageries instantanées ne viennent pas à
bout de certaines flemmes. Quant à un site, il faut le monter, le tenir
à jour, le faire évoluer. Et là, le blog supprime tous ces
désagréments, facile d'accès, simple d'usage, des informations offertes
à une communauté et non des individus (ce supplice - enfantin - de la
carte postale, quand l'imagination succombe au travail à la chaîne).
Puis il y a les galeries, les halls d'exposition, les bibliohèques,
tous ces espaces intimes, dédiés par des créateurs à montrer leur
production. Avec la gradation normale de la qualité, parfois pondérée
par la simple intelligence, celle qui transfigure le banal par sa
justesse. L'affect le dispute à l'intérêt poli. A tout le moins on y
cherche la surprise.
Enfin il y a les autres, ni affectifs, ni intéressants, mais dotés
d'une communauté de commentateurs dont le discours suffit à fournir un
intérêt.
Mais dans tous, deux impérieuses nécessités font la pérennité du
support : le renouvellement, et l'information.
Le renouvellement parce qu'une nouvelle, une fois ingurgitée, quel que
soit le temps nécessaire, n'aura plus aucun intérêt. Relire une énième
fois une note écrite plusieurs semaines ou mois auparavant dissuade
efficacement de repasser. Nul n'échappe à la règle.
Et sans information, un blog pourra être mis à jour au quotidien, on
finira par s'y ennuyer, un stand vide n'attire personne.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais ...

