dimanche 26 novembre 2006
De l'érotisme des croquis [ATTENTION NOTE PORNOGRAPHIQUE]
Est-il possible ? Un blog original, par sa forme et son contenu, qui n'est pas en lien chez tous les passants de la place ? Actif à tendance prolifique ? Ah ... Il est érotique aussi ... Tant pis, que les regards chastes se voilent ...
Ainsi donc, le Site de Camille nous propose régulièrement des croquis en couleurs, tanguant entre érotisme inspiré et pornographie débridée, tracés, il va de soi par la main douée de ladite Camille.
A travers de petites scènes agrémentées d'un commentaire, une vision du sexe, de l'acte d'amour, libertine voire "alternative", nous emmène entre transexuels, hommes soumis, petites filles perverses, parties fines, BDSM et autres saphismes.
Le trait léger, parfois brouillon, les corps exultent, l'extase s'installe et les situations explosent, ode à un sexe sans tabous, joyeux, euphorisant, et les exergues ajoutent une touche d'ironie désarmante, désamorçant s'il était besoin, la scène qui se joue en dessous.
Se retrouve dans son trait Creipax peignant Sade ou Pauline Réage (Histoire d'O), se retrouve dans l'ironie des situations le Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation de Pierre Louÿs.
Et puis, entre une scène urophile et une transexuelle au long membre, apparaît un dessin de presse, contre le CPE, contre les intégrismes, toujours abordés sous l'angle érotique et la légèreté s'imprègne d'engagement.
On ressort alors de chez Camille, un sourire léger aux lèvres, une lueur pétillante au coin des yeux, ravi de cet étalage ni vulgaire ni salace. Vous en doutez ?
Florilège
Sévère Camille avait décidé et il fallait se plier à sa volonté.
Monsieur Chose n'en revenait pas de son bonheur. Ce n'était rien à côté du pied que prenait Pipo.
"On ressort toujours trempée de la piscine" pensait Gwen.
"-Félicitations, Anna. Vous avez su séduire ma mère, et Dieu sait qu'elle est difficile. -Oh, monsieur Vandermeersch, si vous saviez ..."
Le petit Chaperon Rouge se disait que, finalement, le pot de beurre aurait son utilité.
Exposition universelle.
Bombe atomique !
"Quelqu'un est en train de me sucer" dit Petit Ours Brun.
J'avais demandé un portable pour Noël il me semble ...
"Sophia, Sophia" soupirait Marie-Antoinette
Sylvia regrettait déjà son parfum "Sauvage".
CPE : Villepin ne retire rien
Une vieille légende hongroise affirme que l'urine de la mariée guérit les varices. Certains disent que c'est une belle connerie.
Garder sa virginité intacte pour la nuit de noce avait été un combat de tous les jours pour Jean-Eudes.
vendredi 24 novembre 2006
Des scrutations occulaires 1
Je faisais un semblant de ménages dans mes brouillons, lorsqu'est apparue une adresse de site qui ne me disait rien. Curieux et ne voulant faire (encore) de bêtise en jetant un lien utile, me voici débarquant sur une galerie de photographies, toutes plus belles que les autres. J'étais arrivé sur zyeuter.com.
S'y trouvent de nombreuses galeries, classées par thème, que je me suis laissé aller à explorer, songeant vous ramener quelques clichés pour vous allécher et vous encourager à parcourir le site par vous-mêmes.
Hélas, comme je vous l'ai dit, la qualité abonde, et me voici à la tête de pas loin d'une centaine de photographies que je souahite toutes vous faire découvrir, ce qui, vous en conviendrez, pourrait s'avérer fastidieux ...
Aussi ai-j sérié tout ça, comptant m'en sortir en quelques notes, douce promesse s'il en est ...
Pour commencer donc, parlons de chemins, de voies de transport, de ces vecteurs permettant d'atteindre un point choisi ou inattendu.
Une dernière précision toutefois avant de commencer : je crois, et m'abuse peut-être, que cette adresse m'a été communiquée par quelqu'un en commentaire, mais n'en suis plus sûr ... Le cas échéant qu'il se manifeste pour recevoir le remerciement qu'il mérite ...
Pour l'heure ...
Florilège
FREDERIC GAILLARD
FABIENNE CRESSENS
FABIENNE CRESSENS
MURIEL
CHRISTIAN PAVET
AMBROSIA
THIERRY
PETITESCARGOT
MASELLI GILLES
GWENAEL BOLLINGER
GWENAEL BOLLINGER
BLOWUP
CHRISTIAN D.
GIOSTELLA
JEAN LAGARRIGUE
ANTONIO LANCA
MASELLI GILLES
MAWG
COBRAPHIL8
YAOURT
MARIE PIERRE
DAVID MONJOU
FABIENNE CRESSENS
mercredi 22 novembre 2006
Des tapisseries de Pénélope
Que faire lorsqu'après quelques heures de laborieuse rédaction, de pénibles chargements d'images, et d'ennuyeuse mise en page, le fruit de vos efforts s'évapore en une manipulation hasardeuse ?
Certains se prendront la tête à deux mains pour en frapper le bureau, d'autres déchireront leurs vêtements, se couvrant la chevelure de cendres, quelques uns hurleront des imprécations aux dieux électroniques et à leur malveillance, les plus extrémistes se couperont une main, avant de se rendre compte que sans elle ils ne pourront couper la seconde.
Les plus acharnés reprendront à zéro, le coeur baigné d'une lumineuse fierté ne demandant qu'à s'exprimer à travers épreuves et repentances, saints de la note lisant en chaque nouvel écueil un signe à suivre pour le grand accomplissement de leur oeuvre de vitrine ...
Là, maintenant, tout de suite, j'en suis à faire la corrélation entre impulsion, effort, inspiration, persévérance, et préfère gloser à vide dans une note stérile plutôt que de saisir la merveilleuse machine à deux mains pour la projeter sauvagement contre un mur dégarni, quitte à en photographier par la suite les reliefs en me disant, tiens, mince, j'aurais pas cassé l'ordinateur que j'aurais publié les photos ...
Des fois ...
Du sang-froid passionné
Vous aurez peut-être compris que mon exploration des blogs tend quelque peu à se restreindre, la nouveauté passée. N'en reste qu'une poignée, consultés régulièrement, et une autre poignée, des références que je fréquente occasionnellement.
Parmi ces dernières, il en est une, de référence, dont le verbe a une sage innnocence, une clairvoyance aveugle, une justesse intime qui ne cesse m'émouvoir, à chaque passage, fut-il quotidien ou non.
ArdentePatience, la dame en blanc, poète de son quotidien, journaliste de son intimité, contant, mêlés, ses déboires et ses fantaisies, parlant au mobilier des rigueurs de la hierarchie, chantant son enfant en mère inspirée, songeant les flots et leur écume, riant du regard d'un passant, rêvant l'amour et la bonté.
Elle fut parmi mes premières découvertes, jouant un rôle notable dans cette accoutumance aux journaux éléctroniques, donnant des ailes à mes pensées par la simplicité de ses réflexions, inspirant la marche des mots, avant que le temps et la réalité ne rappellent chacun dans sa tour.
Et elle écrit toujours, avec la même prolixité, livrant confidences et réflexions au passant surpris ou à l'habitué charmé, et ses mots conservent la même force évocatrice, la même charge émotionnelle, rire ou larmes.
Si vous ne l'avez encore découverte, profitez de cette occasion pour faire un tour en son jardin d'hiver, pour ma part, j'avais envie de parler d'elle.
Florilège
"A 32 ans j’entre dans la vie active comme on dit, je suis imposable et
tous les matins désormais je m’achemine vers la boîte où quelques
heures durant je respire, avec la sourde peur au ventre de ne pas bien
faire mes devoirs.
Est-ce parce que nous sommes au troisième millénaire qu’on ne doit pas se dire bonjour ?"
"Je suis désolée, je ne suis pas d’accord, l’amour ne peut pas faire de mal
gardez vos nuances
vous n’avez pas assez souffert
Si j’ai mal pour
Oh
Si j’ai mal parce
Qu’oh
si j’ai mal de
Par
En
Sous
Là
Sur
C’est parce que pour de par en sous là sûr
Je ne marche pas sur le fil de l’amour
Ne suis pas la musique
N’écoute pas ce qui se dit en moi
Des impasses et j’en passe
Un lambeau d’humain amour sur les mains
Son sang sur la conscience
Je ne veux plus d’idées
Je suis désolée
J’ai grondé Tim pour
Parce qu’oh
De par en sous sur là
Quand il m’a dit « mais qu’est-ce que j’ai fait ? »
Injuste je suis morte
Que je veux bien mourir
Si je ne fais plus pleurer mon enfant"
"Aujourd’hui
N’importe quel fil fera l’affaire …
J’ai
touché le petit lapin, sorti de son terrier, avec la crainte jamais
résorbée apprenais-je que sa mère ne reconnaisse plus son odeur. Avec
la crainte."
"La
boulangère a pris un coup de vieux. Plus ventrue, le cheveux décoloré,
le regard absent. Je ne savais pas quoi lui dire. Faisons comme si de
rien n'était puisque nous irons au ciel brumeux de nos pensées quand
nous reprendrons le train, seules, de la vie urbaine.
L'autre
boulangère aussi — elles sont deux, Isabelle et Eliane — n'est pas en
bon état. Elle est en dépression depuis des dizaines d'années
maintenant. Elle rentre le week-end s'occuper de son papa malade et de
sa maman fatiguée. Non, elle n'est pas mariée, pourquoi vous demandez ?
Puis, lui, le baladin, qui annonce que les poèmes de Thérèse de Lisieux l'écrasent.
La
peine, la solitude d'une âme peuvent vous compresser. Je ne suis ni
toute petite, ni grande, peut-être les dimensions humaines se
bagarrent-elles au fond de moi en esquisses d'étincelles ... cependant,
je remonte à la prochaine station. J'attribue une note mentale aux
désastres que je croise, lance une fusée en direction des misères
atroces jonchant les espaces que nos âmes ont tout le mal à envisager.
On
finirait par dire : 400 000 sonts morts en plein soleil ? Quel
soulagement. Pourvu qu'ils soient bien morts, nous leur dédierons les
nuages, car nous comptons bien les rejoindre, en passant prendre le
pain pour le repas de nos sentiments épars et déchirés."
"Ma
maison tangue, on monte, on baisse la voile, elle se défigure, se
transfigure, se défait, se remonte, se recompose sans cesse, elle se
pèle, s’épelle, ressemble à ma vie, elle flotte au milieu des eaux
berçant la terre, survit par je ne sais quel miracle tant j’œuvre par
défaut à la faire chavirer. J’aimerais me réveiller et épier la
conversation du coffre et du piano, ils ont en vu, tous les deux et
vivent admirablement. Ouais, vous allez rire, j’allais dire, « je les
aime » (« je suis triste » ne devrait pas tarder), je ne les ai pas
nommés, non, pas encore, j’y pense tout juste à Robertin et Monsieur
Klein (le fabricant du piano, en attendant), pauvre coffre, il est bien
plus beau que cela, il va penser que je me moque, évidemment Balthazar
irait bien, mais non, il ne lit pas de magazines, il pense à un saule
pleureur qui regarde la danseuse de l’autre côté de la rive, il ne la
perd pas des yeux, il est infranchissable ce fleuve, si loin le temps
depuis qu’il la désire qu’il s’appelle Enfantin le Coffre aux grands
yeux fins."
lundi 20 novembre 2006
De la mise en lumière 0906
Un dernier retour sur le mois de septembre et son Highlight, le seul temps de présenter quelques morceaux de choix des morceaux de choix, quelque peu hétéroclites, quoique d'une moins grande diversité à mon sens. Mais tant que la qualité demeure ...
Florilège
DEMILLIAC
DIXHUIT
COOLBER
SEBTIX
JS MONZANI
VLAD
ESME
WOODLOOSE
jeudi 16 novembre 2006
Du remplissage des boîtes 1
Un des sujets du salon photographie du Café Salé a pour vocation de collecter des clichés, sans thème ni contrainte autre que de glisser une photographie par réponse.
En résulte un album hétéroclite, ou le meilleur côtoie le moins bon, abordant les sujets les plus divers, alimenté régulièrement.
La Boîte à Chose, donc, c'est son nom, ou la boîte à trésors ...
Aujourd'hui, je vous convie à y contempler le grain du noir et du blanc, évocateur de mélancolie, d'instants immobilisés dans le temps, de contrastes, de mystère ...
Florilège
OMEGA
EMILE ZWALTEK
DEMILIAC
EMILE ZWALTEK
ANTOAHN
.GIRL
MADE
EMILE ZWALTEK
GRIZ
CASSEB
FANGOR

MAD PINGOUIN
EMILE ZWATEK
NIAC180
OUDOUA
FYNENETTE
DIA
lundi 13 novembre 2006
De l'inconsistance des matières
C'est étrange n'est-ce pas comme le temps se déroule. Il me semblait avoir abandonné les céans depuis des mois, pour me rendre compte qu'à peine un mois et demi s'est écoulé ...
Notez que pour la peine vous voici chanceux : deux Cadré-Serré et deux HighLight à rattraper, voici (pour autant que je prenne le rythme), voici donc la promesse de mirettes éblouies pendant bien, hooo quelques jours ...
Mais commençons, le verbiage n'est pas d'actualité, et que le Cadré-Serré ouvre le bal.
La vingt-deuxième édition, donc, avait pour thème Transparences, transparence des matières, des fluides, des vivants, jeux de lumière ou de présence, l'édition aura fourni nombre d'interprétations diverses, et concomitamment, nombre de (très) belles choses. Mais jugez-en par vous-mêmes :
Florilège
CERBERE
THEKATSOU
ZWALTEK
MIAW
SPITE
LOMEDUNOR
VLAD
VLAD
ISA
CTHE
TMAS
LORENZACCIO
COOL_BER
TY
MIAW
CORIAC
OMEGA
OMEGA
FARF
JAMES STRUB
DAYLON
TMAS
MAMZELLE BULLE
LOMEDUNOR
BE_L
HISOKA
EMILIEN
MIAW
REEKO















































































